La fin de l’occident

Chers amis, préparez vous car je vous le dit : la fin du monde occidental arrive. Pas dans une gigantesque catastrophe à la Armaggedon, non. Le monde occidental court à sa perte à cause de l’immobilisme de ses gouvernements et de l’ultralibéralisme dans lequel il s’est enfermé. La Crise nous l’a prouvé, bien qu’elle soit minimisée par les principaux médias : le capitalisme-libéral ne fonctionne pas et l’avidité des hommes l’aura poussé dans ses retranchements  Aujourd’hui, on arrive – enfin – au bout du voyage. Et peut-être les Mayas avaient-ils raison.

Pourquoi ?

J’ai déjà abordé dans un précédent article l’absurdité des décisions de la gouvernance UE. « Sauver » la Grèce alors qu’elle avait dès son entrée joué avec de fasses cartes, c’est vouloir conserver à tout prix l’organe déficient  N’en déplaise aux grecs, ce n’est pas leur faute : des intérêts bien plus camouflés se jouaient alors… Ceux de Goldman Sachs, principalement.

Le réseau de cette banque s’étend dans toutes les sphères de pouvoir mondiales : gouvernance de la BCE, présidence de l’Italie, gouvernement Americain… Une toile qui force le respect par son étendue. Et le dégoût parce qu’elle provoque. Car au final, ce sont ses accords de couloirs qui ont permis à la Grèce de renter dans l’Europe lorsqu’elle ne respectait pas les conditions économiques alors nécessaires -à juste titre. Ce sont ses jeux d’argents qui ont provoqués la chute de Lehman Brothers et la crise des subprimes. Le plus beau ? Certainement le fait qu’elle soit un des plus gros financiers des campagnes d’Obama ET de Romney. Comme si elle voulait s’assurer que rien ne change et qu’un mec comme Ron Paul n’arrive jamais au pouvoir. Quelle belle démocratie…
Sauf que si elle est la cause de la crise, elle n’est elle-même que la conséquence d’une erreur plus ancienne : la guerre froide. Je n’en mesure les conséquences qu’aujourd’hui, face à l’échec des deux blocs – si si, le bloc capitaliste a aussi échoué ; bien plus tard, seulement. Vers 2012… Et vous pouvez être sûr que d’ici 20 ans nous seront dans la même position que les états ex-URSS. Avec les technologies d’aujourd’hui.

Où est l’erreur ? Plutôt que de s’observer en chiens de faïence,  les deux blocs auraient du travailler ensemble pour combiner les deux systèmes. Car on l’a vu, le communisme ne fonctionne pas. Et on le voit, le capitalisme non plus. Il existe toutefois quelque chose qui n’a pas encore été essayé : la privatisation du communisme. Système qui fonctionne plutôt bien à l’heure actuel comme on peut le voir avec Vélib et autre…


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Au final, la fin du monde occidental n’est que le résultat d’une suite d’évènement découlant du mauvais choix de système. Espérons que les suivants fassent mieux…

Les suivants ?

Qui succèdera à l’occident ? Qui construira un empire sur les ruines de nos erreurs ? Qui aura assez de maturité pour avancer, pour continuer la fabuleuse aventure humaine ? Voici quelques challengers :

La Chine
Elle est sur toutes les bouches. Tout le monde la déclare grande gagnante. A tort ou à raison. Parce qu’aujourd’hui, la Chine n’est pas dans un bien meilleur état que l’occident. Réduction des taux d’investissements, exportation en baisse, chômage en hausse, et presque aussi endettée que les Etats-Unis. Mais leur capital humain en fait une puissance non négligeable, la plaçant probablement en avant dans l’esprit général.

Le bloc arabe
Si les révolutions en Egypte, en Syrie et en Tunisie n’ont pas débouché sur l’idéal démocratique que rêvaient nos dirigeants, il n’en reste pas moins que le monde arabe est en pleine transformation. L’ardeur avec laquelle les défenseurs de la révolution se battent pour adopter une bonne fois pour toute la philosophie des Lumières laissent de l’espoir quant à la sortie de ces conflits. De plus les pays arabes sont les principaux détenteurs de la dette occidentale. Eh oui. Et l’argent étant le pouvoir, si les-dites révolutions aboutissent à un système opérationnel, il est probable que le bloc arabe connaisse une croissance solidement basée. Le problème ? La corruption tellement ancrée dans ces pays qu’elle risque bien de les ralentir…

L’Amérique du Sud
Trop souvent oubliée, car depuis trop longtemps dépeinte comme une terre de dictateurs et de cartels de drogues, l’Amérique du Sud possède toutefois l’avantage d’une réelle identité, d’un capital financier non négligeable, ainsi que – paradoxalement – de nombreux dirigeants dictateurs. Sauf que le système démocratique n’est pas le seul à fonctionner, n’en déplaisent aux partisans de 1789, et les tournants que prennent, discrètement, ces pays pourraient bien aboutir sur un système tout à fait efficace. L’avènement d’Internet n’a pas seulement changé les mentalités des citoyens, et les dictateurs aussi ont Internet… L’échec de l’occident pourrait certainement leur donner des idées, et pas forcément mauvaises.

Je ne prétends pas prédire l’avenir, mais voilà ce qui semble se dégager a l’heure actuelle… A vous de voir sur qui vous voulez pariez pour la suite…

Alors, on fait quoi ?

Prier peut-être une option, mais n’oubliez jamais l’adage : « Aide-toi, le ciel t’aidera ». Vous plaindre en maudissant les dirigeants ne vous sauvera pas de la faim, et il est plus prudent de vous préparer à des jours difficiles qu’attendre que ça vous tombe tout cuit dans le bec. Oh, et faites une croix sur votre RSA et vos aides. Y’en aura plus.
Si vous souhaitez conserver un train de vie un minimum confortable, le plus simple serait probablement d’apprendre un des langages parlé dans les régions pré-citées et de préparer votre départ lorsque le temps vous semblera venu. La mondialisation qu’apporte Internet (et pas le capitalisme, nota) peut vous permettre de lier contact avec des autochtones qui pourront vous accueillir le temps de retomber sur vos pattes. Continuez votre vie, mettez de côté (comprendre : investissez là-bas) et lorsque votre région d’accueil vous semble suffisamment stable, allez y travailler. C’est le meilleur moyen de participer au monde de demain.


Si l’idée de vivre dans un univers inspiré de l’ère post-URSS vous attire, que vous n’avez pas peur d’avoir à vous battre pour manger et que vous aimez le défit de la survie, vous pouvez aussi vous préparer à rester. Faites des stocks de conserves, téléchargez l’intégrale de Man vs Wild, inscrivez-vous à la Fédération Française de Tir, achetez vous une arme et potassez la culture de potager. Vous pourrez alors admirer le monde s’effondrer de l’intérieur et dire à vos petits-enfants : j’y étais.

Enfin vous pouvez tabler sur une entreprise plutôt que sur un pays. Rares sont celles qui soient suffisamment détachée du système libéral pour survivre à sa chute, mais elles existent. Débrouillez-vous pour vous y faire embaucher : elles savent déjà ce que je vous explique et préparent leurs plans de secours. D’autant que leur indépendance face au système capitaliste leur permet de ne pas avoir à faire de plan sociaux. Enjoy votre stabilité, et donnez-vous du mal pour elles : elles construiront le monde de demain.

Céder à la panique ne servira à rien, sinon à accélérer la chute de notre civilisation. Gardez la tête froide, prévoyez votre avenir en vous affranchissant des règles actuelles et en tablant sur une mondialisation sociale du monde (et non économique). Vous devriez pouvoir laisser les entreprises tomber sans qu’elles vous entraînent dans votre chute.

A propos de Un Mec Normal

Chroniques d’un Mec Normal, c’est le blog d’un mec, normal. Et il en parle. Parce qu’au final, on est tous plus normaux les uns que les autres. Sauf que lui, plus. Psycho, socio, politique et littérature : des passions sans formation. Développeur web et Java, passionné de nouvelles technologies, adepte des memes et autres lolcats d'Internet. Actu geek, millitant netneutrality et analyseur de memes.
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2 Responses to La fin de l’occident

  1. egea dit :

    La solution passe-t-elle forcément par le mariage de deux idéologies du XX° siècle (communisme + capitalisme) ? Fausse bonne idée, me semble-t-il.
    Du coup, la question est de trouver non pas une nouvelle « idéologie », mais une nouvelle « compréhension » du monde, qui permette d’intégrer ce qui a changé.
    Car OK, Goldman Sachs et les caincains et ouh la la les vilains, mais après ? en quoi propose-t-on une vision réellement alternative, qui ne soit pas une resucée alter de visions dépassées, même si elles sont pleines de bons sentiments ?

  2. C’est une proposition comme une autre. C’est apparemment le système qu’a choisi la Chine, et ça ne semble pas fonctionner vraiment non plus.
    Mes connaissances en économies sont trop faibles pour proposer un système complètement nouveau… Je préfère penser les sociétés de demain (bien que ce ne soit pas le sujet de cet article).