Trop souvent, les discussions opposant deux intervenants d’avis divergents se voient dériver du sujet d’origine à cause d’attaques n’ayant que peu à voir avec le thème de départ. Ce genre de digressions ont le mérite de ne pas faire perdre ceux qui les utilisent, mais font perdre au final tout intérêt à la discussion puisqu’il est alors impossible, pour les participants, d’arriver à un point d’accord.
Les imagesboards, c’est souvent un beau pot-pourri. Mais parfois on tombe sur des petites perles particulièrement intelligentes qu’on a envie de partager. C’est sur une de ces perles que je suis tombé dernièrement, et je me suis empressé de vous en faire profiter.
Celle-ci présente dans un schéma très explicite les différentes tournures que peuvent prendre une contre-argumentation. Et pour être plus clair : l’objectif, dans une discussion, est d’atteindre le point le plus élevé de la pyramide. En atteignant la réfutation du point central, on atteint l’origine même du différent. On peut alors trancher : soit les deux participants sont en désaccord (et on fait fasse ici à une différence de morale, par exemple), soit l’un des deux se rend compte de son erreur et on établie alors une vérité commune.
Ca parait clair comme ça, mais à mettre en pratique, c’est beaucoup plus dur… Mais ça rejoint pourtant une phrase d’Éléonore Roosevelt : « Les grands esprits discutent des idées ; les esprits moyens discutent des évènements ; les petits esprits discutent des gens. »…
Alors, où vous positionnez-vous ?

Je trouve cet article absolument révoltant, car en posant comme tu le fais une hiérarchie entre types de discussion tu crées en même temps une hiérarchie entre les individus, nous renvoyant ainsi aux heures les plus sombres de notre histoire.
Trop gros, passera pas… unsuccessfullTroll.jpg
Osef que le sujet de la discussion soit intéressant ou pas.
Quand la personne en face dit de la merde, la meilleure façon de lui faire fermer sa gueule c’est de taper dans le bas de la pyramide, point barre.
Hello !
Intéressant, intéressant, voilà la réflexion que j’en tire :
Point numéro un : identifier les acteurs, notamment les guignols nombreux dont l’esprit de contradiction est encré au plus profond de leur être – bien que ce jeu chat-souris soit souvent fort plaisant, il peut paraitre agaçant dès lors que le sujet tient à coeur (cf « on peut parler de tout, mais pas avec tout le monde » > il faut alors se pencher sur la psychologie individuelle, la connaissance de l’autre et questionner l’utilité de la démarche de la conversation si elle peut mener à une implosion verbale) ;
Par ailleurs, il m’en vient à questionner le terme « discussion » – qu’est-ce ? à quel moment peut-elle dériver en débat? quelle est l’utilité du débat si chacun se retranche sur ses positions sans intensions aucunes de ranger Monsieur Orgueil dans la boite de pandore ? Ne serait-ce point ce Monsieur Orgueil, sous la fougue de ce coquin d’esprit de contradiction qui, chemin faisant, amènerait notre cher contestataire à utiliser moultes vocables et attaques puériles en simple réponse à un argument convaincant – peut être trop convaincant, qui risquerait de le faire changer d’avis !?
Psychologie sociale une fois de plus mon ami ! sous l’emblème révolutionnaire de la liberté de pensée, le penchant démocratique à la liberté d’expression, et la profonde conviction qu’être adulte, être citoyen, être homme c’est connaitre toutes les vérités et de les présenter comme un précieux élixir pouvant lutter contre les malheurs du monde !
Cette échelle décrivant la décrépitude de l’esprit humain face à de telles situations peut être très représentative de la réalité, et ce, tristement…. Quoi que certains joyeux gai-lurons s’empressent de sauter des étapes (manque de neurone dira-t-on…), il n’en reste pas moins qu’il nous faut, pour la sauvegarde de l’être humain (cogito ergo sum – Descartes) adopter la position la plus diplomatique possible dans une perspective constructiviste !
une relance ? :p
bisousssss
Hum, ouah, et merci pour ce super commentaire !
Tout à fait d’accord, et ton analyse est très juste. Il faut savoir quand rentrer dans le débat de fond, et quand rester sur le simple échange d’avis.
Quant à la discussion, et à M. Orgueil, tu tape dans le mille. La vanité de l’homme, et cette « prise de conscience généralisée » que chacun pense avoir eut (lorsqu’en fait la majorité s’est arrêté en cours de route et n’a pas été au bout de la démarche de remise en question) provoque en effet les blocages et les grands cris de ceux qui pensent détenir la vérité. La vérité ? Vaste blague…
C’est là que, comme tu le dis, la psychologie intervient. Pour déceler assez tôt si l’interlocuteur a été au bout de ses étapes de développement intellectuel (on appelle ça « grandir », d’ailleurs), et s’il est intéressant ou non de poursuivre cette discussion ou s’il vaut mieux switcher sur… le temps qu’il fait.